Commission musique cinéma du 27 janvier 2011

BiB92 Compte-rendu de la commission Image et Son

Le 27 janvier 2011 à Saint-Cloud

Objet : les politiques d'acquisitions en Musique et Cinéma et les animations autour du cinéma.

Les politiques d'acquisitions Musique et Cinéma

Le budget, nerf de la guerre

Les budgets sont variables d'une commune à l'autre.

Châtenay-Malabry dispose de 13 500 Euros pour l'achat des DVD qui se répartissent entre les Adultes et la Musique (7 800 Euros) et la Jeunesse (3 500). Le budget pour les CD est passé de 12 000 à 8 000 Euros, ce qui, comme le souligne l'équipe de Châtenay, oblige à réfléchir sérieusement sur la politique d'acquisition -> achat systématique des suggestions d'usagers, des nouveautés ou des artistes à la mode.

La médiathèque de Saint-Cloud a bénéficié d'un budget d'investissement de 101 660 euros réparti sur 3 ans (2008-2010) pour la création de son fonds DVD. A partir de 2012, le budget (en fonctionnement) sera inférieur à 20 000 Euros/an.

A Boulogne-Billancourt, chaque équipement (centrale ou annexes) dispose d'une grande autonomie dans sa politique d'acquisition. A l'Espace musique de la médiathèque Landowki, une personne est responsable du développement d'un fonds. L'agent référent bénéficie d'une grande liberté dans ses choix. L'argent est réparti en fonction de la taille et du nombre du prêts.

 

Une bibliothèque ou un réseau

La question a son importance. Le réseau implique souvent une centrale et des annexes dans les quartiers. Ces équipements se trouvant dans des zones géographiques différentes et, parfois, éloignées les unes des autres, ils ne desservent par les mêmes populations. C'est le cas de Boulogne-Billancourt. Plusieurs questions se posent. Doit-on avoir les mêmes fonds dans tous les équipements ? Les annexes à Boulogne répondent souvent aux besoins de la population qu'elles desservent et le réseau propose l'offre la plus large possible à l'ensemble des habitants de la ville. Est-il possible de mettre en place une navette qui permette de faire circuler les documents d'un équipement à un autre ?

Même si Boulogne-Billancourt dispose de budgets confortables, cela ne veut pas dire que les achats de documents se font n'importe comment. Le DVD a un coût. Un exemplaire, deux grand maximum, sont achetés, la navette permettant de faire circuler les documents entre les bibliothèques. Une telle organisation nécessite des réunions d'acquisitions pour éviter les doublons et une politique de développement des collections.

 

Les critères de sélection

Les critères de sélection sont multiples et, de l'avis des participants, souvent subjectifs.

Les arguments avancés sont le réalisateur, les thèmes abordés, la qualité du scénario, les adaptations d'oeuvres littéraires, l'univers des cinéastes... La liste n'est pas exhaustive et reflète bien les difficultés rencontrées par les bibliothécaires. L'emplacement des équipements a aussi son importance. La médiathèque Landowski de Boulogne-Billancourt, située dans un centre culturel regroupant cinéma d'art et d'essais et musée, a privilégié le développement d'un fonds patrimonial et d'un « cinéma d'ailleurs » (surtout d'Afrique et d'Asie). Ces choix comblent les cinéphiles et ne rebutent pas le grand public. A noter que les annexes de Boulogne-Billancourt ne se sont pas alignés sur la centrale pour leurs acquisitions, mais ont privilégié la population du quartier desservi.

L'équipe de Boulogne rappelle qu'au moment de la création du fonds de vidéo, la municipalité ne voulait pas faire de concurrence aux vidéo-clubs de la ville. Cette volonté politique explique aussi les orientations retenues pour les acquisitions : cinéma d'auteur, art et essais, cinéma d'ailleurs.

Seule les équipes de Châtenay-Malabry et de Sceaux ont rédigé une charte des collections pour cadrer le développement de son fonds DVD.

La collection de la médiathèque de Saint-Cloud qui se répartit entre Adultes (1500 DVD), Jeunesse (2000) et Musique (700), s'équilibre entre des oeuvres de fonds et un cinéma grand public.

 

Les séries

Les séries réunissent tous les problèmes qui se posent aux bibliothécaires pour les acquisitions de DVD. Elles coûtent relativement chères. Les critères de sélection sont multiples et subjectifs : série grand public ou série d'auteur, thèmes abordées, qualité du scénario, série en cours ou terminée. Antony qui démarre son fonds de séries, choisit systématiquement des séries terminées. Se pose aussi la question de la présentation matérielle : coffret dans son intégralité ou DVD séparés les uns des autres.

Le sujet des séries a permis de se poser deux questions essentielles pour les acquisitions : est-ce une demande réelle de nos usagers ? ; les bibliothécaires n'anticipent-ils pas la demande en créant un fonds de séries ?

 

Les animations Musique et Cinéma

Pour faire vivre un fonds DVD, les animations sont indispensables. Une manifestation nationale comme « Le mois du film documentaire » est une excellente occasion de mettre en avant les documentaires que possèdent la bibliothèque. Des animations ponctuelles comme la projection de films dans l'enceinte de la médiathèque sont autant d'occasions de mettre en valeur un réalisateur, un genre ou un continent. Cependant la projection de films nécessitent de négocier les droits auprès des fournisseurs (ADAV, Colaco, CVS, etc.). Cela demande aussi une salle et du matériel et de connaître l'environnement. Un multiplex ou un cinéma d'art et d'essais se trouvent-ils à proximité de la médiathèque ? Le choix des films et leur programmation par les bibliothécaires se fera en fonction de la présence ou non de ces équipements.

L'organisation de quizz musicaux ou cinématographiques, de loteries pour faire gagner des abonnements ou des lots de documents est aussi évoquée.

Les animations sont aussi l'occasion de mettre en valeur les fonds et de faire travailler ensemble des équipes. Parfois réunis dans un seul espace Image et Son, la musique et le cinéma peuvent être éclatés entre les espaces Adultes, Jeunesse et Musique. Une animation autour du cinéma permet de braquer les projecteurs sur le fonds de DVD et sur celui de musique de films.

Antony présente régulièrement à ses usagers les dernières acquisitions DVD de la médiathèque. Pendant cette présentation, les affiches et des extraits des films sélectionnés sont projetés. Un texte accompagne chaque choix et présente le film, le rélaisateur et/ou les acteurs. Ces séances demandent un local, du matériel et un travail non négligeable de montage, mais les usagers apprécient ce service. Les films retenus et présentés sont souvent empruntés par la suite.

L'équipe de Bourg-La-Reine aborde la question du paiement des intervenants. Comme pour les acquisitions, chaque équipement dispose d'un budget plus ou moins confortable pour organiser des animations. Bourg-La-Reine souhaite savoir si les équipes présentes rémunèrent systématiquement les intervenants. L'occasion leur est donnée de parler du travail fait avec des associations locales se déplaçant à titre gracieux pour proposer aux habitants des spectacles de qualité.

L'équipe de Boulogne-Billancourt recommande l'association L'enfant et le 7ème art.

Faire vivre son fonds de DVD, organiser une animation autour du cinéma demandent de cadrer le projet, de le maîtriser de A à Z, de connaître ses usagers et l'environnement proche de la médiathèque.


Communiquer sur un fonds et autour d'une animation

La communication et la médiation sont aujourd'hui indispensables pour faire tourner une collection et pour avoir une bonne fréquentation de ses animations.

La communication demande d'avoir du personnel, des compétences et du matériel en interne pour réaliser affiches, flyers, articles publiés sur le site internet ou dans le journal de la ville et de la médiathèque. Il faut être attentif à la présentation des différents supports de communication et à leur cohérence. Elle demande enfin d'avoir de bonnes relations avec le service Communication de la mairie.

Le travail de médiation est long, mais il a son importance pour faire connaître les animations, les services et les différentes collections de la médiathèque.

La réunion se termine par un point sur la formation.

L'association BIB 92 dispose d'un budget qui permet d'organiser en intra des formations Image et Son.

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