Commission musique cinéma du 15 mars 2012

 

Compte-rendu de la commission Bib92 Musique et Cinéma du 15/03/2012 à Puteaux

Différentes pistes de réflexion ont été suggérées pour cette nouvelle réunion

Comment traiter au mieux les suggestions des usagers, quelles pratiques sont en cours ?

Comment gérons nous les demandes un peu particulières ?

Les réunions d’acquisitions, comment les préparons nous, avec quels outils et sommes nous prêts à les ouvrir aux différents services ?

L’évolution des supports vidéo et leurs usages en bibliothèque, en particulier le traitement réservé aux Bluray

Point sur le désherbage des collections CD (critères et partage d’outil)

Le catalogage des documents numériques distribués gratuitement sur le Net et leur partage.

Étant donnée la densité de toutes ces thématiques, seules les 3 premières ont été évoquées.

 

Suggestions des usagers

Aspect concret : la plupart des bibliothèques ont un cahier, quelques unes offrent en plus sur leur portail la possibilité aux utilisateurs d’émettre des suggestions (Bourg-la-Reine, Clamart)

D’un point de vue pragmatique les bibliothèques ne peuvent pas répondre à toutes les suggestions étant donnés les budgets que nous sommes contraints de respecter.

En ce qui concerne les phénomènes commerciaux (multiples compilations NRJ par exemple, la dernière coqueluche des préados…) on peut en devancer certaines. Si le budget le permet il faut tendre vers des réponses positives. On achète pour une durée de vie plus limitée que d’autres documents, ils seront à traiter en priorité au moment du désherbage et en fonction de leur pertinence.

En cas de budget limité les choix sont plus drastiques mais peuvent être argumentés auprès du public pour ce qu’ils sont : des contraintes budgétaires et non un rejet pur et simple.

Il ne faut pas oublier que la musique est perçue comme une source de divertissement, cette conscience d’une pratique « distrayante » doit faire partie de notre réflexion de professionnel.

Les suggestions dépendent beaucoup du public fréquenteur. Ce sont souvent les mêmes personnes qui suggèrent des œuvres. Certaines demandes sont parfois très pointues, il y a des usagers très spécialisés, à nous de profiter de leurs connaissances pour valoriser le fonds, et même les encourager à contribuer aux acquisitions.

Exemple d’Antony : un travail va se mettre en place pour élaborer un fonds métal plus dense que celui existant déjà. Les discothécaires de la bibliothèque ont conscience qu’ils ont un public très connaisseur, plus spécialisés même qu’eux. Un projet de consultation participative est envisagé pour enrichir le fonds, mieux cerner les albums indispensables ou sources de découvertes.

Dans cette même optique, on peut valoriser des coups de cœur lecteurs, à valider avec les professionnels. La réflexion porterait surtout sur les créations ne bénéficiant pas de publicité, de passages radio fréquents ou autres promotions commerciales. Il s’agirait plutôt d’un travail de défrichage et de découverte. De plus les lecteurs se connaissent entre eux, ils échangent sur leurs emprunts. On valorise le document, la connaissance de l’usager, il participe à la vie de la médiathèque à laquelle il peut ainsi mieux s’identifier.

Certaines bibliothèques ont évoqué le problème du vol sur des titres très demandés. La pratique du prêt indirect a pu découlé de ce constat. Mais depuis quelques années avec le téléchargement, le streaming et les nouvelles pratiques d’écoute de la musique, ce constat est moins d’actualité.

À travers le cahier de suggestion et ce qui en découle,  la problématique d’une charte documentaire prend toute sa dimension. En effet on doit argumenter  et non se justifier sur nos réponses, qu’elles soient positives ou négatives. La charte est une réflexion cohérente, un cadre, elle s’accompagne d’une véritable politique d’acquisition. Par voie de conséquence, il est plus facile, en cas de refus, d’expliquer que l’œuvre n’entre pas dans la politique documentaire. Pour neutraliser un dialogue qui tend à la justification, le cahier de suggestion peut se présenter sous la forme d’un formulaire avec des réponses types, très succinctes.

L’édification d’une charte  est particulièrement délicate en ce qui concerne la musique, on rejoint la notion importante de divertissement qui demande un travail différent des documents vidéo ou des livres. Aucune des bibliothèques présentes n’avait encore mis en place une charte spécifique à la musique.

Différents constats

Il apparaît qu’il y’a un fonds documentaire essentiel, basique, puis les acquisitions évoluent en fonction de la spécificité du public, des spécialisations des professionnels mais aussi leur subjectivité.

En ce qui concerne les DVD, l’argumentation est plus aisée .Exemple typique des documentaires, ils ont une deuxième vie en bibliothèque.

Demande de films érotiques : à Antony il existe une certaine demande. Concrètement l’ADAV n’en propose pas. Mais il y a une réflexion à mener, certains beaux films pourraient avoir leur place. On pense rapidement au cas de « l’Empire des sens », mais il y en a d’autres. Il serait peut-être intéressant de mener cette réflexion avec nos collègues adultes qui ont l’expérience des livres érotiques. On peut aussi prendre l’exemple des Valseuses qui a énormément choqué à l’époque puis a connu une période d’accalmie et qui de nos jours heurtent de nouveau certaines personnes.

Le cas des films d’horreur posent aussi de multiples questions, il y a une forte demande. Certaines œuvres ne peuvent être prêtées à tout le monde, le travail d’accompagnement du professionnel, surtout auprès d’un public jeune est un vrai enjeu.

 

CONCLUSION

Au cours de cet échange nous en sommes venu à considérer l’élaboration d’une véritable charte documentaire en musique comme allant de soi, même si dans la pratique son élaboration va susciter beaucoup de questions et de problématiques spécifiques à l’univers musical.

De plus le cahier de suggestion peut-être perçu sous un nouvel éclairage, celui d’un véritable outil de valorisation grâce aux usagers.

 

La réunion d'acquisition

Pratiques constatées

Sceaux : réunion acquisition ouverte à tous pour les DVD. Pour les autres secteurs les propositions des collègues, sur fiche souvent, sont toujours étudiées.

Bourg-la-Reine : toutes les réunions acquisitions sont ouvertes. Concrètement chacun peut préparer des suggestions, être présent aux réunions des différents secteurs, défendre ses choix. Pour ce mode de fonctionnement il faut une volonté de la direction pour accompagner cette ouverture. La question est pourquoi se priver des compétences des collègues certes spécialisés dans un domaine bien particulier mais parfois tout a fait en mesure d’enrichir le fonds d’un autre espace par ses connaissances personnelles.

Constat : ce sont toujours un peu les mêmes personnes qui suggèrent dans les domaines qui leur sont moins habituels.

Sur ce sujet, au cours de la rencontre, le point de vue des différentes personnes présentes tendait plus vers des réunions de concertation plutôt que vers une ouverture générale des réunions d'acquisition.

À Antony, les 3 structures (Anne Fontaine, Arthur Rimbaud, bibliobus) se réunissent  pour une question de répartition des documents entre les différentes structures, surtout pour les DVD. Les pratiques les plus courantes sont que chaque discothécaire a des spécialités dans 1 fonds ou plusieurs et chacun fait en fonction de ses compétences.

On constate à maintes reprises que c'est la course aux nouveautés, en même temps ces mêmes nouveautés constitueront notre fonds. Ça peut-être un cercle vertueux. Pour étoffer nos acquisitions, au-delà des nouveautés, on peut partager entre bibliothécaires du 92 sur nos différents coups de cœur qui ne sont pas dans les toutes dernières sorties.

 

2 propositions :

À la prochaine réunion chacun ramène des coups de cœur dans son domaine de prédilection

Créer un google doc à alimenter.


Bluray

Sur Puteaux ils fonctionnent très bien. Au départ la politique d'acquisition sur ce type de document s'est beaucoup axée sur les films "spectaculaires". Puis la notion de patrimoine restauré a été considérée comme une piste intéressante. Question délicate, sur certains films le Bluray  a un rendu trop net, la notion de flou artistique a  une place importante (exemple typique du Docteur Jivago, les héritiers de David Lean ont refusé le Bluray pour respecter ce flou) ou encore le travail sur la lumière, en particulier pour les films en noir et blanc.

Le Bluray reste essentiellement utilisé pour les films récents. Spécificité française ou il y a une certaine frilosité pour rééditer des films anciens sur ce support. D'un point de vue pratique à Puteaux les Bluray ne seront plus mis à part, ils vont être mélangé aux autres références.


Echanges

Eric propose une réflexion entre différents professionnels afin de se pencher sur la transmission  du cinéma à l'ère du numérique, notamment auprès des jeunes.

C’est un projet d’éducation à l’image, une volonté d’encourager les jeunes générations  à s’ouvrir aux films en noir et blanc notamment.

Il s’agirait d’une table ronde entre professionnels, usagers, écrivains, travailleurs de la BNF, critiques, personnels des bibliothèques. Toute personne qui se sent investie ou en mesure de faire avancer ce projet est invitée à constituer ce groupe.

La réunion s’est finie sur cette invitation, le groupe n’est donc pas encore constitué. La date de la prochaine commission sera communiquée par Jean-Michel ultérieurement, ainsi que le lieu, la médiathèque de Clamart a été proposée.

 

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